« Pure Cello », un projet Indigogo

Je suis Vincent Bélanger, violoncelliste. Je m’apprête à réaliser un grand rêve : produire mon premier enregistrement pour violoncelle seul.

Mon violoncelle a deux cents ans. Son son est unique. La balance entre les graves et les aiguës est parfaitement adaptée au répertoire enregistré. Je veux faire ressortir toute l’alternance entre la lumière et l’ombre, entre la haute virtuosité et l’expressivité, qu’il est capable d’exprimer. En grande première, des œuvres qui n’ont jamais été enregistrées se mélangeront avec des œuvres plus connues.

Travaillant avec l’industrie de la haute définition audio depuis le lancement de mon album Vincent Bélanger – Là, en avril 2011, j’ai réuni les meilleurs techniciens du son en Amérique-du-Nord. Ils me donnent accès au meilleur équipement d’enregistrement. Mon souhait le plus cher est que le produit final soit une référence incontournable dans le marché des enregistrements pour instrument seul.


Sans votre participation ce rêve n’aurait pu devenir réalité.
MERCI

Vincent Bélanger


« Pure Cello », l’album

J.S. Bach – 5e Suite pour violoncelle en Ut Mineur

Jean-Sébastien Bach (1685-1750), un des compositeurs les plus prolifiques et les plus adulés de tous les compositeurs classiques, composa 6 Suites pour violoncelle seul, œuvres qui sont, à ce jour, parmi les plus jouées et les plus enregistrées.

La 5e reste la moins connue de ces suites. Sa particularité réside dans l’accord du violoncelle, en « scordatura » c’est-à-dire que la corde de
« La » est accordée comme étant « Sol ». Le son du violoncelle devient ainsi plus chaud et feutré.

La structure de ce prélude n’est pas sans rappelée l’Ouverture « Sinfonia » – du Messie de G-F. Haendel: mouvement lent, royal, suivi d’une fugue rapide.

Grützmacher – Elite Etüden

Friedrich Wilhelm Grützmacher (1832-1903) – violoncelliste réputé, compositeur et professeur d’origine allemande – composa plusieurs œuvres pour violoncelle dont la plupart avait été dédiées à ses élèves.

On retrouve 12 « Elite-Etüden ». Ces courtes pièces étaient jouées comme « rappel » lors de concerts : chacune est inspirée des styles de réputés maîtres et compositeurs de l’époque. Grützmacher y ajoute sa touche personnelle de grand virtuose, faisant appel à toute l’étendue du violoncelle, en plus d’une virtuosité flamboyante.

Pour des raisons historiques peu connues, ces pièces ont longtemps été boudées tant par les violoncellistes eux-mêmes que par les mélomanes. Il est possible que l’exceptionnelle difficulté technique et les exigences musicales expliquent à elles seules la réticence des violoncellistes à les enregistrer jusqu’à maintenant.

M. Reger – 3e Suite, Opus 131c, No.3

Le compositeur allemand Max Reger (1873-1916) nous a légué un recueil de 146 numéros d’opus en plus d’œuvres non
répertoriées. Il s’est intéressé à presque toutes les formes musicales, sauf l’opéra.

Ces trois Suites de l’opus 131 sont considérées comme les premières œuvres importantes pour
violoncelle seul depuis celles de Bach.

La 3e Suite, comme les deux autres, débute par un « Prélude », composé entièrement en double-cordes : le violoncelle devient alors un
instrument » polyphonique ». L’harmonie, très riche, provoque une grande émotion avec des couleurs très denses tout en relief et profondeur.

Le « Scherzo » est plus humoristique, à la fois brillant et enjoué : tout le registre du violoncelle est sollicité. La partie centrale du mouvement rappelle une valse.

L’ « Andante con variazioni » est considéré comme le mouvement le plus achevé de l’Opus 131. Le thème principal, d’un grand lyrisme slave, est suivi de 5 variations. Reger fait appel à toutes les possibilités du violoncelle: pizzicato, harmoniques, doubles-cordes, virtuosité …

Cassadó – Suite pour violoncelle

Gaspar Cassadó (1897-1966) – violoncelliste et compositeur espagnol du début du 20e siècle. Ses maîtres furent Pablo Casals pour le violoncelle, et Maurice Ravel pour la composition.

Sa suite pour violoncelle seul est sans contredit son chef d’œuvre.

Le premier mouvement, un prélude impressionniste, rend hommage à Ravel avec la transposition pour violoncelle d’une mélodie
composée pour flûte solo, extrait de son ballet Daphnis et Chloé.

Différent dans le style et dans le jeu, la « Sardana » est le réel défi technique pour ses interprètes par l’utilisation rapide des doubles cordes. Le début met en scène un duo de danseurs encerclés par d’autres. Chacun essaie de séduire l’autre, puis tous les danseurs se joignent à eux pour arriver à une procession religieuse avant de reprendre un rythme plus allant.

Le dernier mouvement débute par une mélodie inspirée du folklore espagnol. Puis la danse finale, avec rythme et puissance, termine la suite tout en virtuosité.

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